Article 4 – Santé/Société – La vie c’est simplement vivre

Photo ci-dessus réalisée par Michael

Y a t’il un sens à la vie?

Vous êtes-vous déjà demandé s’il y avait un sens à la vie ? Généralement quand tout va bien c’est une question qui ne nous traverse pas l’esprit. En revanche quand la situation devient plus corsée, il n’est pas rare d’y avoir pensé. C’est une question récurrente lorsque nous vivons une expérience soudaine et intense, ou alors une expérience plus douce mais qui dure longtemps. Dans les deux cas, une expérience qui est difficile à accepter.

Je me là suis posée plus d’une fois ces dernières années. Cette question m’a directement dirigée vers une autre forme d’interrogation, est-ce qu’il existe réellement un but en quelque chose ?

« Un jour j’arriverai à atteindre ce but, à partir de ce jour je serai comblé, épanoui, je commencerai à vivre réellement ». C’est exactement ce que je me disais il y a encore quelques années. Je pense que cette pensée doit vous être certainement familière. C’est vrai après tout, vous travaillez dure, vous donnez de vous même pour atteindre un but, c’est l’image que nous transmettent souvent les plus grandes réussites et personnes célèbres.

En ce sens je me suis mis il y a maintenant quelques années à dévorer des livres biographiques et autobiographiques. Ceci afin de dénicher le secret de l’épanouissement, faire que ma vie soit belle, connaître le point convergent de toutes ces vies. Il y avait bien un secret non ? J’en étais absolument convaincu et pourtant je ne trouvais rien. Qu’est-ce que ces gens ont de plus que moi ? Moi je suis là à me battre chaque jour au travail, j’ai cette douleur*1 qui m’épuise de jour en jour sans savoir d’où elle vient et pendant ce temps là il y a des personnes qui jouissent pleinement de la vie, qui réussissent. « Ils ont dû l’atteindre leur but eux, mais moi je suis dans le flou total, je comprends rien, j’en ai marre. C’est quoi cette vie, c’est quoi le but de cette vie ? »

Je ne comprenais pas pourquoi je me levais le matin. Tout ce que je savais c’est que je n’avais pas envie parce qu’il fallait affronter tout ça. Moi je n’attendais qu’une seule chose, arriver directement à mon but, je n’étais pas croyant et pourtant j’en étais arrivé à prier chaque matin « maintenant aidez moi à atteindre ce but, j’ai compris, j’ai assez souffert ».

Mais je n’avais rien compris du tout*2

Les mois passèrent et ma façon de voir les choses évolua. Je rencontre pas mal de monde pour ma santé et je découvre de nouvelles lectures. Des lectures qui vont m’amener à percevoir la vie sous un autre angle. Je me rends compte que le problème n’est sans doute pas ma vie proprement dit, mais plutôt la façon dont je là perçois.

Pour faire court, ma perception du « But » évolua. Je me disais qu’il n’y avait en fin de compte pas de « but » qui existe. Le « but » devenait pour moi encore une de ces fabrications de l’humain pour nous guider et installer une croyance collective « manipulatrice ». J’étais un peu remonté à cette époque là, j’en voulais à beaucoup de monde et de choses, j’avais l’impression de hurler à l’intérieur, bref c’était un joyeux déluge. Mais un déluge utile, car il me mena avec l’aide de toutes mes nouvelles lectures vers une vie bien plus calme et sereine.

J’ai fini par me dire, Est-ce que cette dernière perception du « but » de ma vie m’aide à me construire ? Est-ce qu’elle m’aide à vouloir me lever chaque matin ?Est-ce qu’elle me permet de me réconcilier avec moi-même ?-

  • Ba non !- , donc je devais encore faire fausse route.

 

La vie est belle

Puis un jour je suis en voiture, en route vers un de mes chantiers et j’entends une phrase qui m’interpelle. J’avais pour habitude d’écouter dans ma voiture des interviews (de thérapeute et autre…) que je téléchargeais. Faisant énormément de route pour mon travail, cela me plaisait beaucoup et me permettait de prendre ce temps pour me remettre en question, me créer une sorte d’auto thérapie afin d’accepter ma situation de santé et surtout continuer à découvrir la vie.

Je n’ai plus en tête cette phrase mot pour mot, mais l’idée qui m’est apparue en tête était la suivante : « lorsque tu es à un point A dans ta vie et que tu es face à un point B au loin. Est-ce que le fait d’arriver directement au point B sans en parcourir le chemin entre les deux t’apportera quelque chose ? Est-ce que cela te fera grandir ? » (Alors je sais, le raisonnement est très cartésien, mais à la base je suis un cartésien. Un cartésien qui chaque jour a le bonheur d’évoluer spirituellement parlant).

Raisonnons purement mathématique, si la distance entre les deux points est nul, alors le point B se confond avec le point A. Dans ce cas, la vie reste ce qu’elle est, du moins la perception que l’on en a reste ce qu’elle est. En revanche, si nous parcourons avec authenticité et courage la distance qui relie les deux points, le point B à lui tout seul ne nous apprend toujours rien. Mais tout le chemin que nous avons traversé pour l’atteindre nous a appris énormément, il nous a même fait grandir.

Plutôt qu’être un simple point final, est-ce que le « but » ne serait pas comme une sorte de durée ? Une durée semblable à une « expérience ».

Si finalement nous acceptions de vivre pleinement cette expérience de vie, ne serais-ce pas la solution au problème*3.

Comme nous le disions dans l’article précédent*4, la vie est une succession d’expériences, donc si nous cherchons toujours un but en tant que point final, nous mettons de côté la majorité de ce qui constitue notre vie.

« Comment y êtes vous arrivé à ce point B ? », n’est ce pas cela le vrai sens de la vie ? Et au final, existe t’il vraiment ce point B? Mis à part dans notre tête.

A partir de là, je me suis rendu compte que toutes ces célébrités dont j’ai dévoré les livres n’ont rien de plus que moi. Ils vivent simplement d’autres expériences de vie et avec du recul je pourrais leur apprendre tout autant de choses que eux pourraient m’en apprendre. Car ma vie aussi est admirable dès lors que j’accepte pleinement de la vivre. Je suis aussi le héros d’une vie tout comme eux, elle me rend autant unique que semblable à eux. Toute cette perception que j’avais d’eux n’était que dans ma tête, ils ne sont pas plus grands que moi, ils ne sont pas plus petits, ils ne sont pas plus heureux ou plus malheureux, ils sont simplement eux et moi je suis moi.

C’est lorsque je regarde m’a vie avec toutes ces expériences que je me rends compte qu’elle est faite pour moi. A chaque moment ou je perçois un problème dans ma vie c’est une expérience qui survient et si j’accepte de la vivre, de parcourir ce chemin pour en faire quelque chose de moteur, alors à ce moment là je me sens bien. Je n’ai plus de problèmes dans ma vie mais simplement des occasions à grandir.

Au final ma vie n’est pas si différente de celle d’avant. En revanche aujourd’hui elle est mon moteur plutôt qu’être mon frein. Je fais corps avec elle, elle est moi, je l’accepte pleinement, je dirais même plus, elle est belle, elle me passionne.

Au final, le but de la vie c’est tout simplement vivre !  Partageons là !

 

*1 : La douleur liée à la Névralgie Pudendale

*2 : je ne sais pas s’il y a réellement quelque chose à comprendre dans tout ceci mais c’est une façon de parler.

*3 : dans le cas ou nous voyons cela comme un problème

*: Si vous ne l’avez pas encore lu c’est « Article 3 – santé/société – Nos expériences de vie »

« Et si vous étiez le héro d’une vie déjà faite pour vous ! »

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