Article 2 – Santé/Société – Le premier pas dans la révolution humaine

Photo réalisée par Nicolas VERNEUIL

« Et si vous étiez le héros d’une vie déjà faite pour vous ! »

Pour débuter cet article, j’aimerais vous confier une part de mon expérience personnelle :

« Avec l’énorme prise de recul que m’a permis l’expérience de la Névralgie, une très grande remise en question sur tous les aspects de ma vie s’est mise en route. Cette période de transition aussi chaotique soit-elle, comme toute période de transition, m’a fait flirter avec mes limites, avec des limites bien plus éloignées que celles dont je pouvais avoir conscience dans le passé. Une sensation de vide m’est apparue, plus aucune base connue ne stabilisait ma vie, j’étais en roue libre. Cette période, est réellement déstabilisante, pour ne pas dire effrayante, pour vous et pour votre entourage. A première vue, cette expérience raisonnait comme considérablement négative car à l’opposée total d’un cadre occidental régulé comme nous avons l’habitude de vivre et d’appliquer.

J’ai vécu 25 années à faire du mieux que je pouvais pour répondre à l’image que le monde qui m’entourait voulait de moi. J’étais effectivement le bon élève qui répondait avec brio aux règles que m’imposait le contexte actuel. Ces règles que j’ai pour habitude d’appeler « Les croyances humaines » ont façonné ma vie durant toute ma jeunesse. Il y avait au fond de moi des émotions et autour de moi des règles sans émotions. J’ai tout de même eu la chance de pouvoir vivre et exprimer une partie de ces émotions avec ma famille proche qui a toujours été là pour moi. Malgré des moments compliqués ou je frôlais l’incontrôlable, ils m’ont toujours soutenu quoi qu’il se passe. Je ne comprenait pas qu’il soit évident de vivre avec une carapace, que ce soit de la cours de l’école jusqu’à ma vie professionnelle actuelle, le contexte m’imposait de mettre en œuvre cette carapace. Et tout le monde autour en avait une.

Et si finalement cette carapace c’était moi qui me l’imposait ? Par peur de ne pas être à l’image des personnes qui m’entouraient, je me construisais peut-être un personnage qui n’était pas moi, qui était mon Avatar du monde matériel.

Est-ce que cette expérience de la Névralgie n’est pas là pour me remettre sur mon chemin ? N’est-elle pas là pour me montrer qu’un personnage construit et inventé de toute pièce ne me mènera nul-part, car pur fruit de mon ego.

C’est cette prise de recul que je suis en train de vous écrire aujourd’hui, qui me permets de répondre à ces nombreuses questions. Car oui, ma révolution humaine m’a permis de devenir et d’accepter qui j’étais et qui je suis au fond de moi. Aujourd’hui je n’ai plus de peur à avouer et montrer toutes ces émotions qui ont été enfermées au fond de moi toutes ces années, car la névralgie m’a permis de faire voler en éclat toutes ces barrières et limites que je m’étais construite. Elle m’a mise à poil contre ma volonté, et je me suis aperçu que malgré tout, j’étais toujours moi, toujours vivant. Je dirais même plus que cette étape franchie, je me sens de plus en plus moi justement, et de plus en plus vivant.

Aujourd’hui je n’ai plus besoin de me soumettre aux incessantes compétitions que nous impose indirectement notre mode de vie actuel. Car maintenant je sais qui je suis, et ce que je veux devenir, je n’ai plus besoin de prouver quoi que ce soit car je suis simplement moi, que ça plaise ou non aux personnes autour. Je sais tout de même me remettre en question quand il faut, mais mon estime personnelle est solide aujourd’hui*1. Cet état de changement aurait pu me pousser à me sortir justement du lot en cherchant à dominer par ma différence. Pendant un temps je dois avouer que oui, mais la famille et le pouvoir extraordinaire de la souffrance, de la douleur ou de la maladie vous permet de redescendre les pieds sur terre. Il vous permet de vous montrer à quel point vous pouvez être petit face au monde, et d’un autre côté, quand vous avez passé une grande partie de l’expérience, elle vous donne aussi le pouvoir de voir à quel point vous êtes grand, car vous l’avez fait, vous l’avez traverser cette expérience. Et vous vous rendez-compte que finalement, elle vous a fait grandir plus que jamais. »

Pourquoi vous partager ces quelques lignes ?

Parce que ce que je vous raconte ci-dessus m’a ouvert les yeux et le cœur. Si je devais traduire simplement le phénomène intérieur que m’a provoqué ces dernières années d’expérience de vie (avec notamment la Névralgie), je le traduirais par « Une très très grosse claque dans la gueule ».

Mais une claque pour la bonne cause, une claque qui m’a permis une très grande « occasion à grandir ». Lorsque vous êtes aveuglé, obnubilé, manipulé par tout ce qui est dit et fait autour de vous, vous vous retrouvez dans un monde que vous vous êtes fabriqué de toute part. Un monde fabriqué de « On dit », un monde où rien ne vous parait possible, où il faut travailler dur pour justifier sa place, où il faut faire un choix entre produire ou s’épanouir. Un monde où l’émotion est une faiblesse, où la maladie est une faiblesse, ou la nature n’est qu’un décors, où la vie est une punition, où le temps défile toujours trop vite ou jamais assez vite, où l’argent est une finalité, où la peur est votre fil conducteur, où la rivalité est permanente, où la domination est un but. Un monde qui au final, avec du recul, nous détruit plus qu’il ne nous construit. Mais encore, et le plus important, c’est un monde qui est réel simplement dans notre tête. Lorsque ceci devient une vérité pour chacun, il devient une vérité pour tous et une sorte de virus s’empare de l’humain. J’ai été contaminé par ce virus mes vint cinq premières années, comme enfermé dans une boite imaginaire où je n’étais qu’une marionnette à la merci d’une force plus grande.

Et la douleur m’a sauvé, parce que j’ai pleinement accepté « le pourquoi » elle est venue à moi, il est arrivé un moment ou je n’ai plus cherché à la caché, mais plutôt à l’écouter. A partir de ce moment là, elle m’a aidé à briser toutes ces chaînes qui me retenaient, elle m’a redonné la force de voir la grandeur de la vie, d’accepter ce qui est. Elle m’a redonné la force de vouloir guérir, de ressentir, d’écouter, de voir, de découvrir, d’aimer, de me passionner, de m’épanouir. La maladie m’a redonné la vie. Elle m’a fait comprendre que je devais arrêter de « penser » le monde mais plutôt « l’écouter ». Elle m’a montré à quel point l’émotion est un moteur, la maladie est une force, elle m’a montré à quel point la nature recèle une magie extraordinaire pouvant nous inspirer de jour en jour, elle m’a montré que le temps n’existe que dans ma tête, qu’ensemble on grandit bien plus que seul, que l’amour est une richesse bien plus grande et pérenne que l’argent, elle m’a montré que nous sommes tous uniques et que c’est pour cela que nous devons avancer ensemble, car chacun à des compétences que d’autres n’ont pas. Elle m’a montré que la peur ne doit pas être permanente mais simplement là pour m’aider. Elle m’a montré qu’être un humain, c’est faire partie de ce monde.

Et lorsque vous vous retrouvez face à ça, et que vous voyez ce que nous faisons de notre monde aujourd’hui, nous pouvons être découragé. Mais dans ce cas, nous acceptons le fait d’être un pantin qui s’auto-manipule et vivra une vie qui ne lui appartient pas. Ou alors, nous acceptons de changer radicalement notre façons de vivre, nous faisons confiance en la vie et nous avançons ensemble. J’ai fait mon choix, car aujourd’hui j’ai pris conscience de ce qui m’aidera et nous aidera à avoir le plus bel équilibre de vie qu’il soit. Aujourd’hui j’ai compris que la plus belle des richesses c’est de me construire un équilibre de vie qui m’apporte autant que je lui apporte.

Alors je vais sans doute rabâcher encore une fois ce que nous pouvons lire et entendre partout en ce moment. Mais écoutons nous, écoutons la nature, préservons nous et préservons notre maison par de petits changements aussi insignifiants soient-ils, car aujourd’hui je sais que ces petits changements font toute la différence, car c’est grâce à eux que j’ai trouvé une guérison*2. Et n’oublions pas qu’il ne serait pas utile de rabâcher si nous faisions le nécessaire pour nous occuper de nous et de notre maison. Soyons acteur de cette révolution humaine, cette « révolution de la compassion » comme peut le dire le Dalaï Lama dans son ouvrage «Faite la révolution ! » que je vous conseille vivement. Un livre qui m’est tombé dans les mains au bon moment.

J’ai créé « Le coup d’oeil qui inspire » pour nous aider chaque jour les un les autres à trouver cet équilibre de vie par l’échange d’expérience.

« Et si vous étiez déjà le héro d’une vie faite pour vous ! »

A très bientôt !

Michael

*1 : Je vous invite à lire le livre de Christophe André « Imparfaits, libre et heureux, Pratiques de l’estime de soi » qui est un livre extraordinaire pour se découvrir et s’accepter. Je ferai prochaine une fiche descriptive de ce livre dans l’onglet « Lecturothérapie » du site.

*: Je l’expliquerai dans un futur article, mais la guérison n’est pas tout le temps celle que l’on peut imaginer.

Envoyez-moi vos expériences de vie !

Si vous voulez partager une expérience, écrivez-moi sur la page « Contact » ou à l’adresse mail (contact@lecoupdoeilquiinspire.com).

Expliquez-moi en quelques lignes votre expérience de vie et ce que vous voulez transmettre. Je choisirai une personne par mois que j’irai rencontrer et interviewer.

Rendez-vous sur le site !

Rendez-vous sur le site https://le-coup-doeil-qui-inspire.com afin de suivre l’ensemble des événements et publications. N’hésitez pas à vous abonner au site afin d’être averti des publications.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :