Marie-Amélie Le Fur – Elle fait de sa vie un rêve – Championne paralympique

Index :

1/ Bande annonce

2/ Reportage complet

3/ Les photos de la rencontre

4/ La transcription texte

1/ Bande Annonce:

 

2/ Reportage complet:

3/ Les photos de la rencontre:

Les photos sont réalisées par le photographe Loic LEZE,

vous pouvez le suivre sur le lien suivant:

 

 

4/ Transcription texte

Michael :

Elle inspire tel un alchimiste, Marie-Amélie LE FUR a su transformer sa situation de vie en une opportunité. C’est en acceptant un destin au premier abord chaotique qu’elle trouvera un chemin qui lui réservera jour après jour une magnifique expérience à l’image de sa bienveillance et de son implication dans le partage d’expériences.

Marie-Amélie LE FUR nous fait prendre conscience que l’impossible devient possible.

Il était une fois aux portes d’un destin épanouissant, une femme qui a su faire de sa vie un rêve.

Bonjour Marie-Amélie,

Marie-Amélie LE FUR :

Bonjour,

Michael :

Merci beaucoup de nous accueillir ici. C’est extrêmement important pour nous de pouvoir échanger avec vous. On ne choisit pas toujours notre destin et même si on ne le choisit pas il est quand même pour nous.

Vous en êtes l’exemple même.

Vous êtes donc deux sœurs dans la famille. Votre grande sœur est passionnée d’athlétisme, du moins elle est très intéressée pour en faire, sauf qu’elle ne veut pas en faire seule. Elle décide donc de demander à sa petite sœur si c’est possible et sa petite sœur vu qu’elle dit être une super petite sœur elle dit oui tout de suite.

Vous l’accompagnez donc, c’est le début de votre passion pour l’athlétisme.

A ça s’ajoute une passion pour le métier de sapeur-pompier. Vous essayez d’allier les deux et vous commencez à avoir des titres liés aux sapeurs pompier sur le cross 300 m piste.

A cette période-là qui rêviez-vous de devenir ?

Marie-Amélie LE FUR :

Donc moi à cette époque-là effectivement mon temps était partagé entre les études, les pompiers et l’athlétisme. Et vraiment celle que je rêvais de devenir, en tout cas que j’ambitionnais de devenir, c’était jeune femme officier chez les sapeurs-pompiers. Le sport faisait partie intégrante de ma vie mais je ne me voyais pas devenir sportif professionnel. Ce n’était pas mon ambition, pas mon envie à l’époque. Vraiment ce qui m’importait c’était le métier de pompier parce que c’était un métier qui me passionnait et parce que j’avais l’impression que ça correspondait à mes valeurs.

Ça me rendait heureuse et finalement ça permettait de combler ce besoin d’adrénaline, ce besoin de changement et ce besoin aussi d’avoir un métier où l’on doit s’engager à la fois physiquement et moralement.

Voilà comment je me rêvais à l’époque.

Michael :

Et c’était cette cohésion que vous pouvez rencontrer justement chez les sapeurs-pompiers aussi qui vous attirait beaucoup ?

Marie-Amélie LE FUR :

Oui tout ce qui est en fait la notion de la famille, du partage, l’esprit de corps qu’on a chez les pompiers et qu’on a aussi dans le sport.

Cet esprit du partage, de la souffrance ensemble c’est aussi ça l’idée du dépassement de soi. Ce sont tout plein de valeurs qui me plaisaient dans le monde des pompiers.

Michael :

Et donc on arrive en 2004. En 2004 vous aviez l’âge de 15 ans. Vous êtes en scooter et vous attrapez un accident. Cet accident vous blesse gravement à la jambe. Quelques jours après on vient vous voir et on vous dit qu’il va falloir amputer et à cette époque-là, j’imagine que ce n’est même pas une question, j’imagine que de toute façon il faut faire face, comment vous réagissez ? Qu’est ce qui se passe dans votre tête à ce moment par rapport à ce que vous envisagez de faire comme métier ?

Marie-Amélie LE FUR :

C’est vrai que donc moi j’ai eu mon accident fin mars 2004 et dès les premiers jours en fait le diagnostic était très négatif puisque les médecins m’annonce que ma jambe est très abimée, qu’ils ne savent pas s’ils pourront la sauver et que de toute façon si les techniques de sauvegarde de cette jambe fonctionne, ma cheville sera bloquée à vie et je remarcherais mais je ne pourrai plus jamais faire de sport.

C’était le diagnostic des premiers jours et on va dire que par chance les techniques de sauvegarde n’ont pas fonctionnées. Au bout de trois jours, les médecins prennent la décision d’amputer et ça a été finalement une délivrance. C’était un choix de la part du corps médical qui a permis que j’arrive à avancer parce que le diagnostic était clair : j’allais être amputée mais derrière la situation allait être stable, je savais à quoi m’en tenir et surtout ça me retirait la douleur. Ça me laissait envisager la perspective de remarcher un jour, de recourir et finalement c’est à ça qu’on s’est accroché avec ma famille. C’était déjà l’idée de se dire que oui j’avais perdu une partie de mon corps, on avait perdu une partie de cette espérance et de ce rêve qu’on avait créé depuis petit, notamment au travers du métier de sapeur-pompier mais qu’il avait encore quelque chose de possible et surtout qu’on avait toutes les cartes en main pour que la vie soit tout aussi belle donc on s’est vraiment raccroché à ce moteur du sport.

Un de mes parents a pris contact pour savoir ce qu’il était possible de faire avec le sport. Petit à petit on a fait notre bonhomme de chemin. Ça n’a pas été simple au début parce que tout le monde nous disaient que c’était trop tôt, que ce n’était pas une bonne idée, que je n’avais pas fait mon deuil. Mais voilà quand on est tous unis autour d’un objectif, qu’on y croit, on se donne les moyens d’y arriver et on finit par rencontrer les bonnes personnes.

Michael :

Donc sur le moment vous arrivez quand même à prendre plutôt bien tout le changement qui peut se cacher derrière votre amputation ?

Marie-Amélie LE FUR :

En fait, je le prends plutôt bien parce que je me rends compte très rapidement que certes il va me manquer une partie de mon corps, certes je ne pourrais pas être pompier pro mais que l’essentiel de ma vie est encore là je peux encore faire beaucoup de choses et surtout tous les gens qui m’entourent et qui me donne énormément d’amour, toutes ces personnes sont encore là et finalement ce seront eux le socle de ma vie. Ils m’ont permis d’avancer et même si corporellement je vais être différente, même si je dois envisager une autre carrière professionnelle, que ça n’a pas été simple moralement et physiquement, je me dis qu’avec eux plein de choses peuvent arriver et que ce sera des bonnes choses, tout est réalisable tant qu’on est bien entouré.

Michael :

Vous suivez votre instinct et donc contre l’avis des médecins vous décidez quand même de recourir quatre mois après.

Marie-Amélie LE FUR :

Oui, ce n’est pas contre l’avis des médecins car on a trouvé des médecins qui étaient d’accord après forcément ils trouvaient que c’était trop tôt. Il y a eu certaines conditions de mises.

Après, le problème, c’est que ils se basent sur des études, sur des moyennes sauf que chaque personne est différente.

Moi j’ai eu la chance d’avoir accepté mentalement très vite mon handicap, d’avoir une cicatrisation très rapide voir plus rapide que d’autres personnes mais parce que les circonstances de mon accident et la façon dont je me suis reconstruite même à long terme ce sont souvent des choses qui prennent du temps.

Michael :

Et l’avantage d’être bien entouré c’est que ça vous a aidé, quatre mois après à reprendre la course. Les premières foulées sont avec votre famille donc ça doit être quelque chose de très fort pour vous.

A ce moment-là qu’est-ce qui se passe à l’intérieur de vous quand vous reprenez les premières foulées avec votre famille ?

Marie-Amélie LE FUR :

En fait il y a deux sentiments qui se mélange : il y a à la fois de la joie, du bonheur de pouvoir recourir du pouvoir utiliser cette prothèse qui me permettra un jour de recourir à peu près normalement mais il y a aussi de la crainte et de la peur parce que c’est un matériel qui est différent de la prothèse de ville ce n’est pas facile à apprivoiser mais d’avoir mes proches ce jour-là,  d’avoir mon coach Cyril qui est mon coach historique, d’avoir aussi quelques représentants des pompiers finalement je me sens pas seule, je me sens bien entourée et ces personnes m’offrent un cadre rassurant qui me permet de dépasser ma peur et mes limites et d’accepter très vite finalement de faire ces pas de course et de me sentir bien d’aider.

Michael :

Après ces premières foulées vous suivez donc votre instinct et vous continuez, vous gardez cette perception de battante.

D’années en années vous commencez à avoir de plus en plus de titres,

vous avez pas moins de huit médailles paralympiques et si je ne me trompe pas 12 médailles en championnat du monde c’est quand même quelque chose aujourd’hui qui est extraordinaire.

Quand vous étiez petite ou alors allongée sur votre lit juste après l’accident est-ce que vous imaginiez en arriver là ? 

Marie-Amélie LE FUR :

Non comme je l’ai dit petite je ne rêvais pas de sport haut niveau, mon ambition c’était de rentrer chez les pompiers. Après l’accident, tout ce que je voulais c’était recourir, je ne pensais pas du tout à l’époque aux jeux paralympiques, aux championnats du monde.

Ça s’est fait petit à petit, il y a eu les entrainements, il y a eu la découverte des championnats jeune après du niveau international et c’est finalement en 2006 quand je fais mes premiers en championnat du monde et que je reviens avec trois médailles d’argent que je prends conscience que les jeux paralympiques ça va être possible, que c’est quelque chose d’envisageable.

On peut aller chercher de bons résultats.

Michael :

Deux ans plus tard, à Pékin en 2008 vous savez qu’à ce moment-là c’est lancé, c’est votre ligne directrice, que c’est là que vous allez lancer votre carrière de haut niveau et ça s’est fait en deux étapes, lesquelles ?

Marie-Amélie LE FUR :

Il y a eu 2006 où il y a une prise de conscience de la possibilité de faire les jeux donc un premier engagement qui est de se dire voilà on va préparer les jeux de Pékin on va préparer mais je ne le fais pas pleinement, je ne fais pas comme une athlète de haut niveau parce qu’à l’époque je mesure pas en fait ce que c’est d’aller chercher, de vouloir une médaille paralympique et surtout une médaille d’or paralympique donc finalement je tire beaucoup d’enseignements de ce que j’ai fait pour Pékin et avec mon coach on décide d’apporter énormément de changement pour 2012 pour perfectionner notre entrainement, d’avoir vraiment une charge lié au sport de haut niveau ça s’est fait au fil du temps, on a ajouté de nouvelles choses à notre modèle d’entrainement, à notre modèle de vie pour se rapprocher de ce qu’on attend d’un athlète de haut niveau. La recherche de l’excellence sportive, on a perfectionné les moindres détails pour toujours essayer de garder ce niveau. On est allés chercher des records de plus en plus hauts.

Michael :

Il y a peu de temps à la télé on a entendu une interview de Marie bausch qui a eu plusieurs médailles paralympiques et elle expliquait cette pression qu’on peut avoir sur le départ d’une course quand on arrive devant le fait accompli. Si on pense à l’endroit où on est, tout de suite, on peut être prise de panique.

Est-ce que vous, vous est-il déjà arrivé en arrivant en championnat de perdre vos moyens ?

Marie-Amélie LE FUR :

Alors prise de panique non, ce n’est pas la gestion de la pression qui va être très lourde pour moi mais plutôt la peur de décevoir, de ne pas

être à la hauteur qui va faire effectivement que je vais chercher à être parfaite, à faire le saut parfait, à faire la course parfaite sauf que quand on est focalisée sur l’envie de réussir, sur l’ envie d’atteindre un résultat malheureusement le jour J en fait ça nous met une pression très négative donc on a vraiment travaillé sur tout ça avec le préparateur mental pour arriver à ce que le jour J la pression soit une accumulation positive et non pas quelque chose qui m’enferme dans un carcan en m’obligeant de réussir et qui va brider mes moyens au lieu de me permettre de les exprimer.

Michael :

Et donc à chaque étape vous êtes accompagnée par votre famille, j’imagine qu’elle vous accompagne partout par le cœur. Vous êtes aussi salarié, vous avez des projets sportifs, vous avez aussi des projets personnels pour promouvoir le handisport, vous avez votre famille, comment vous arrivez à tout gérer ? Qu’est-ce que vous priorisez réellement ? Comment ça se passe avec tous ceux qui sont derrière le décor finalement ?

Marie-Amélie LE FUR :

En fait tout est une question d’organisation. J’ai fait le choix de ne pas faire trop de choix dans la vie on va dire, d’avoir à la fois ma vie sportive, d’avoir une vie personnelle avec mes proches et d’avoir également une vie professionnelle c’est vrai que c’est quelque chose qui est apparue comme un besoin pour moi en 2013 puisque j’ai participé aux jeux de Londres, un contrat orienté uniquement sur la performance et c’était un modèle qui ne me convenait pas parce que ça m’enfermait dans un modèle d’obligation de réussir où finalement je n’avais pas de soupapes de décompression. Donc j’ai décidé de travailler par changer et j’ai rejoint la société EDF qui me permettait en fait d’avoir un emploi du temps adapté : 50% du temps à l’entrainement – 50% du temps en travail à l’entreprise et ça me permettait d’avoir socialement autre chose que le sport donc c’est certes de la fatigue supplémentaire parce qu’au niveau des récupérations des temps de repos on en a un petit peu moins quand on doit travailler parce que faut pas croire que quand on travaille on rogne sur la charge de travail – on rogne sur les à-côtés et malheureusement les à-côtés ce sont des temps de sieste mais voilà  moi finalement même si c’est plus de fatigue physique ça génère un bien-être mental et moral qui me permettait de trouver toujours du plaisir à l’entrainement et dans tout ça c’est vrai que comprendre comment on trouve du temps pour sa vie personnelle ce n’est pas forcément le plus simple. Mais mes proches savent que ce sport contribue à  mon bonheur et finalement de par les émotions que j’arrive à  leur faire vivre lors des grandes compétitions, on a ce moment de partage qui s’instaure et même si c’est un peu au détriment du temps passé avec eux les émotions que l’on ressent au travers du sport sont tellement fortes qu’on arrive à partager de belles choses et puis plus le temps avance et plus finalement j’arrive à  mieux articuler mes différents modèles, à comprendre la place aussi que j’ai le droit de donner à ma vie personnelle de temps en temps même si ça doit réduire une séance ou même de temps en temps en supprimer une parce qu’encore une fois l’idée c’est de trouver un juste équilibre entre l’investissement physique et le bien-être mental de l’athlète.

Michael :

Partager est l’un des plus beaux outils sur terre, vous partagez avec votre famille, vous partagez avec vos entraineurs ou partager même avec les gens qui vous soutiennent. Vous seriez partisante de ça ?

Marie-Amélie LE FUR :

Non, en tout cas moi je réussis parce que j’ai trouvé comment mettre en œuvre le modèle qui est utile pour moi, c’est-à-dire que j’ai effectivement besoin d’humain au quotidien, j’ai besoin de partager mon sport, j’ai besoin de partager mon expérience parce qu’en fait en partageant son expérience auprès des jeunes, on transmet des choses et

Finalement ça nous fait grandir et moi j’ai l’impression que la pratique de mon sport suite à mon parcours permet de changer les choses.

Dès l’instant qu’on a compris ce dont on a besoin au quotidien, ce qui nous anime, ce qui nous fait avancer – il faut trouver comment on le met en place et effectivement le partage fait partie de ma vie c’est une nécessité. Après chacun évolue avec son propre modèle, l’idée c’est de le comprendre et derrière chercher comment on le met en œuvre.

Michael :

Vous m’enlevez un peu les mots de la bouche pour la prochaine question, sur « le coup d’oeil qui inspire » la première idée c’est le partage d’expériences. On vit une expérience, on la partage avec quelqu’un pour finalement qu’ils puissent s’approprier ce qu’il est en train de vivre donc vous vous êtes plutôt dans ce sens-là.

Selon vous y-aurait-il d’autres moyens que le partage d’expériences pour amener cette adaptation de la personne que vous avez en face ?

Marie-Amélie LE FUR :

Je pense que le partage d’expérience est quelque chose d’essentiel mais il faut qu’il soit bien partagé. Souvent on me pose la question de « est-ce que vous estimez être un modèle ? » non je ne suis pas un modèle parce que les choix que j’ai fait les réussites que j’ai eu ou que les erreurs que j’ai faites ne sont pas transposables sur quelqu’un d’autre et c’est ça l’idée d’un modèle c’est de chercher à transposer quelque chose sur quelqu’un. Je ne fonctionne pas comme ça parce que j’estime que chacun a son parcours, chacun son vécu, chacun à ses besoins et l’idée du partage c’est finalement de raconter quelque chose, de raconter ce qui nous est arrivé, les choix qu’on a fait, pourquoi on les a fait, à quel moment, dans quel but pour finalement que ça fasse écho à des situations que les personnes rencontrent sans calquer la solution. C’est important de comprendre le mécanisme de réflexion qui m’a amené à choisir la bonne solution et c’est vraiment ça que j’aimerais que le partage fasse. C’est de comprendre que quand on rencontre quelqu’un qui a eu un parcours compliqué et qui a eu une belle réussite c’est finalement comprendre comment il en est arrivé là et comment le transposer chez nous pour choisir notre moteur, pour choisir les bonnes solutions.

Michael :

Pour se poser les bonnes questions vous avez accepté de traverser toutes ces expériences pour arriver là où vous en êtes aujourd’hui. Finalement le destin qui vous a été imposé est quelque chose qui est totalement fondu avec votre personnage et avec la vie que vous ambitionnez – dans tout ça est-ce que votre vie aujourd’hui, votre perception de votre vie c’est comme un cadeau du ciel ?

Est-ce que vous pensez réellement qu’aujourd’hui elle est faite pour vous ? Ce qui vous est proposé aujourd’hui c’est fait pour vous ?

Marie-Amélie LE FUR :

Alors je sais pas si je le dirai comme ça, en tout cas je pense que malgré les difficultés qu’on a traversé, on a su saisir en fait les opportunités qui se cachaient derrière et je pense que c’est l’idée de toute vie, de tout destin c’est qu’on en tire des enseignements qu’on en tire des évolutions pour finalement toujours chercher à grandir et derrière toute difficulté, derrière toute contrainte je suis persuadée qu’il y a une opportunité à saisir, le tout c’est d’ouvrir les yeux sur cette opportunité et finalement de ne pas passer son temps à ressasser, à chercher à comprendre. Pourquoi chercher à changer les choses ? non l’idée c’est de comprendre ce qui est en train d’arriver et finalement comment s’en servir pour aller mieux, pour être plus fort et pour réaliser de belles choses, pour faire de belles rencontres.

Michael :

Se servir des difficultés qu’on rencontre. Et dans tout ça si vous aviez un message, imaginons vous devez envoyer un message sur terre, quel serait-il ?

Marie-Amélie LE FUR :

Le message que j’aimerais envoyer serait : n’ayons pas peur de la contrainte, de la difficulté, du changement le tout est de toujours avoir une posture qui est motrice, qui est positive. Se poser les bonnes questions pour toujours avancer parce que on ne changera pas le passé et on ne changera pas ce qu’on a vécu par contre on peut être acteur de son futur mais ça nécessite d’être à l’écoute des gens qui nous entourent et de ce qu’on vit au quotidien donc accepter ce qui vient tout seul et surtout comprendre comment encore une fois on s’en sert pour développer de nouvelles choses parce que de toute difficulté il y a forcément un enseignement à tirer.

Michael :

Et vous en êtes en tout cas la preuve.

Je vous remercie beaucoup Marie-Amélie de nous avoir accueillis sur le stade et d’avoir pris quelques minutes pour nous.

Je vous souhaite bon courage pour les prochains jeux normalement vous y participer ?

Marie-Amélie LE FUR :

Oui 

Michael :

Donc bon courage et puis peut-être à une prochaine fois, on ne sait jamais.

Merci beaucoup.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :